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🔍 Veille LinkedIn

Les missions sont sur LinkedIn. Le problème, c'est de les voir.

Chaque jour, des dirigeants et des chefs de projet écrivent publiquement qu'ils cherchent un prestataire. Ces publications ne partent sur aucun jobboard, elles vivent quelques heures, et elles sont noyées dans un flux conçu pour tout sauf pour ça.

Pourquoi c'est difficile à faire soi-même

LinkedIn n'est pas un site d'offres. Il n'y a pas de champ TJM, pas de filtre « mission » ni « freelance », et le moteur interne classe les publications par engagement plutôt que par date. Une recherche par mots-clés vous rend des posts d'il y a trois semaines avant celui de ce matin.

Le vocabulaire est flou

« Je cherche un développeur » peut être un recruteur qui a besoin d'un prestataire ou un salarié qui annonce chercher un poste. La phrase est parfois identique au mot près.

La fenêtre est courte

Un post de recherche de prestataire reçoit l'essentiel de ses réponses dans les premières heures. Le lendemain, il est enterré et le besoin est souvent pourvu.

Le bruit domine

Pour une vraie mission, le flux rend des dizaines de posts de freelances qui annoncent leur disponibilité, de reposts, de contenu d'agence et d'offres salariées.

Le volume ne tient pas à la main

Scroller vingt minutes par jour couvre une fraction du flux francophone, et jamais aux heures où les publications sortent.

Les options

Trois façons de s'y prendre.

Il y a trois façons de faire une veille de missions sur LinkedIn, et elles ne demandent pas le même effort pour le même résultat.

À la main

Gratuit, ne tient pas

Vous suivez des hashtags, vous scrollez, vous sauvegardez des recherches. Ça marche les deux premières semaines. Ensuite le temps passé n'est plus payé par ce que ça rapporte, et c'est la première chose qu'on arrête quand une mission démarre — exactement au moment où il faudrait continuer.

Les alertes LinkedIn

Pas prévu pour ça

Les alertes de LinkedIn portent sur les offres d'emploi déposées dans son module Jobs, pas sur les publications du fil. Un besoin de freelance écrit dans un post ordinaire ne déclenche aucune alerte, et c'est précisément celui-là qui vous intéresse.

Une veille automatisée

Ce qu'on fait

Un outil lit le flux en continu, écarte ce qui n'est pas une mission, et vous notifie sur vos critères. Vous ne surveillez plus rien : vous recevez, et vous répondez pendant que le post est encore jeune.

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La méthode

Comment on s'y prend, concrètement

Rien de magique, et autant le décrire précisément : c'est la seule façon de juger si le résultat vaut quelque chose.

  1. 1

    On cherche une intention, pas un métier

    Les requêtes ciblent la façon dont un besoin s'écrit — « je cherche un prestataire », « mission à pourvoir », « besoin d'un freelance » — et pas des listes de métiers. Chercher « développeur backend » rendrait surtout des profils et des offres salariées ; chercher une intention rend des besoins, quel que soit le métier derrière.

  2. 2

    Un pré-filtre écarte le gros du bruit

    La majorité des publications remontées ne sont pas des missions : disponibilités de freelances, reposts, publicité d'agence. Un premier passage rapide les élimine avant qu'elles coûtent quoi que ce soit à analyser.

  3. 3

    Un classifieur tranche sur chaque publication restante

    Ce qui survit passe par un modèle de langage qui répond à une question à la fois : est-ce un besoin de prestataire, de quel métier, à quel TJM, pour quelle durée, en remote ou sur site. C'est là que se joue la différence entre une liste de mots-clés et une vraie sélection — et c'est là qu'on écarte le piège classique, « je suis à la recherche d'un développeur » écrit par quelqu'un qui recrute, pas par quelqu'un qui cherche du travail.

  4. 4

    L'alerte part sur vos critères

    Métiers, TJM minimum, mode de travail, compétences. Vous choisissez le temps réel ou un regroupement, parce qu'une alerte par mission est utile à qui répond dans la minute et insupportable à qui relève ses mails deux fois par jour.

Une veille ne vous rend pas meilleur. Elle vous rend présent au moment où il n'y a encore personne.

Sans exagérer

Ce qu'une veille ne fait pas

Questions

Ce qu'on nous demande.

Est-ce que ça donne accès à mon compte LinkedIn ?

Non, et c'est une différence qui compte. Rien ne se connecte à votre compte, aucun mot de passe n'est demandé, et vous n'avez pas d'extension à installer. On lit des publications publiques ; votre profil n'est pas impliqué.

Combien de temps entre la publication et l'alerte ?

Quelques minutes dans le cas courant. Le délai réel est affiché sur chaque mission dans le tableau de bord, y compris quand il est mauvais — un chiffre qui n'apparaît que quand il est flatteur n'est pas une mesure.

Est-ce que je peux faire ça moi-même ?

Oui, avec une recherche sauvegardée et de la discipline. La question est de savoir combien de temps vous tiendrez, et à quelle heure vous regardez. Neuf euros par mois est le prix de ne plus avoir à y penser.

Mes publications peuvent-elles être analysées ?

Si vous publiez publiquement des offres de mission, c'est possible. La page « Ne plus être analysé » permet de demander le retrait ; la demande est traitée manuellement, et une fois acceptée vos publications sont supprimées et ne sont plus jamais analysées.

Laissez la veille tourner à votre place.

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